Le syndrome du tunnel radial (STR) est une compression dynamique de la branche postérieure du nerf radial sous l'arcade de Fröhse, au niveau du muscle supinateur après le pli du coude. Souvent confondu avec une épicondylite résistante, il provoque une douleur en barre sur la face postérieure du poignet, une faiblesse en extension et une fatigabilité à l'effort. Le Dr OCA Valentin, membre de l'Association Francophone de Dynervologie, est l'un des rares chirurgiens de la métropole lilloise à prendre en charge cette pathologie.

Expertise rare dans la métropole lilloise

Le Dr OCA Valentin est membre de l'Association Francophone de Dynervologie (AFD). Le syndrome du tunnel radial, comme le lacertus fibrosus et le syndrome du LIS, est une compression nerveuse dynamique : il ne se voit pas à l'IRM ni à l'EMG. Son diagnostic est clinique, réservé aux chirurgiens formés à la dynervologie.

Qu'est-ce que le syndrome du tunnel radial ?

Le tunnel radial est un espace anatomique situé après le pli du coude, où la branche postérieure du nerf radial s'engage sous le muscle supinateur en traversant l'arcade de Fröhse — une bandelette fibreuse tendue à l'entrée du supinateur.

Lors de certains mouvements — extension du coude, du poignet ou des doigts en supination (paume vers le haut) — le muscle supinateur se contracte et l'arcade de Fröhse écrase le nerf. C'est une compression dynamique : elle n'existe qu'au mouvement, ce qui explique pourquoi tous les examens réalisés au repos reviennent normaux.

Les 3 compressions nerveuses dynamiques du membre supérieur

Syndrome Nerf Lieu Geste déclencheur Symptôme clé
Lacertus fibrosus Médian Pli du coude Flexion + pronation Faiblesse flexion, pince
Syndrome du LIS Radial Bras Flexion avec charge Faiblesse extension doigts
Tunnel radial (STR) cette page Radial Après le coude Extension + supination Douleur postérieure poignet

Ces 3 syndromes partagent la même approche diagnostique : compression dynamique, mise en évidence par l'interrogatoire et l'examen clinique — aucun examen complémentaire n'est nécessaire.

Symptômes du syndrome du tunnel radial

Les symptômes sont souvent insidieux, s'installant progressivement et s'aggravant à l'effort. Ils touchent le territoire de la branche postérieure du nerf radial :

  • Douleur en barre sur la face postérieure du poignet — comme un bracelet trop serré, survenant à l'effort
  • Faiblesse en extension du poignet et inclinaison ulnaire — difficulté à porter des sacs, à soulever un objet paume vers le haut
  • Fourmillements de la face dorsale de la base du pouce
  • Fatigabilité rapide à l'effort en extension — la force revient après quelques minutes de repos
  • Douleur parfois irradiante sur la face latérale du coude, pouvant faire évoquer une épicondylite

⚠️ Épicondylite résistante : pensez au tunnel radial — Le syndrome du tunnel radial est fréquemment confondu avec une épicondylite latérale (tennis elbow). Si une épicondylite ne répond pas au traitement médical (infiltrations, ondes de choc, kinésithérapie) après 6 mois, un syndrome du tunnel radial sous-jacent doit être recherché. Les deux pathologies peuvent coexister — et leur chirurgie peut se faire en même temps.

Diagnostic : la triade clinique d'Haeger

Comme pour tous les syndromes canalaires dynamiques, le diagnostic du STR est exclusivement clinique. Le Dr OCA s'appuie sur la triade clinique d'Haeger, qui permet de reproduire et confirmer la compression nerveuse en consultation :

1
Palpation directe
Douleur à la pression directe du tunnel radial (face latérale de l'avant-bras, 3-4 cm en distal de l'épicondyle)
2
Supination contrariée
Reproduction de la douleur lors de la supination de l'avant-bras contre résistance, coude en extension
3
Extension contrariée
Reproduction de la douleur à l'extension contrariée du majeur ou du poignet, coude en extension

Pourquoi l'EMG et l'IRM sont normaux ?
Le STR est une compression dynamique qui n'existe qu'au mouvement en supination. L'EMG et l'IRM sont des examens statiques réalisés au repos — ils ne détectent pas cette compression et reviennent normaux dans la quasi-totalité des cas. Un bilan normal ne signifie pas l'absence de pathologie. La triade d'Haeger positive suffit à poser l'indication chirurgicale.

Traitement chirurgical – Libération de l'arcade de Fröhse

La chirurgie est indiquée dès que le diagnostic clinique est confirmé et la gêne fonctionnelle significative. Le Dr OCA réalise une libération à ciel ouvert de la branche postérieure du nerf radial.

Le geste chirurgical Technique unique · À ciel ouvert

  • Incision de 5 cm sur la face postérieure de l'avant-bras, en regard du tunnel radial
  • Section de l'arcade de Fröhse (entrée du muscle supinateur) — libération complète de la branche postérieure du nerf radial
  • Chirurgie ambulatoire — retour à domicile le jour même, 0 nuit d'hospitalisation
  • Anesthésie locale (WALANT) — patient éveillé, sans garrot, récupération de la force vérifiable en per-opératoire
  • Aucune immobilisation post-opératoire

Association avec l'épicondylite externe chronique résistante

En cas d'épicondylite externe chronique résistante (échec après 6 mois de traitement médical bien conduit), le Dr OCA peut associer dans le même temps opératoire un allongement tendineux des épicondyliers. Cette combinaison traite simultanément les deux composantes — nerveuse et tendineuse — pour des résultats optimaux en une seule intervention.

Récupération post-opératoire

Étape Délai Ce qui se passe
Sortie J0 Retour à domicile le jour même · mobilisation immédiate
Force J0 (3-4h) Récupération de la force en extension à la levée de l'anesthésie
Soins J0 → J14 Soins infirmiers tous les 2 jours · ablation des fils à J14
Charge 1 mois Éviter les charges > 2 kg · mouvements légers libres
Retour 1 mois Reprise travail (bureau + manuel) et sport · aucune restriction
Contrôle M1 Cicatrice + testing de la force · suivi selon évolution (1 à 3 mois)

Résultats attendus

Les résultats sont très bons dans la majorité des cas : arrêt des douleurs, récupération de la force en extension du poignet et des doigts, disparition de la fatigabilité. La libération du nerf agit comme la levée d'un frein — la récupération de force est souvent immédiate à la levée de l'anesthésie.

En cas d'amyotrophie (fonte musculaire liée à une compression prolongée), une kinésithérapie de renforcement sera prescrite. Le degré et la vitesse de récupération sont variables selon l'ancienneté et l'importance de la compression.

En résumé – Chiffres clés

0
Examen complémentaire nécessaire
5 cm
Incision face postérieure avant-bras
J0
Ambulatoire – retour domicile le jour même
1 mois
Retour au travail et au sport

Questions fréquentes – Syndrome du Tunnel Radial

Qu'est-ce que le syndrome du tunnel radial ?
Le syndrome du tunnel radial (STR) est une compression dynamique de la branche postérieure du nerf radial sous l'arcade de Fröhse, au niveau du muscle supinateur après le pli du coude. Il survient lors de mouvements d'extension du coude, du poignet ou des doigts en supination. C'est un syndrome canalaire dynamique dont le diagnostic est exclusivement clinique — les examens complémentaires (EMG, IRM) reviennent normaux.
Quelle est la différence entre le tunnel radial et l'épicondylite ?
L'épicondylite (tennis elbow) est une tendinopathie des muscles épicondyliers — une lésion du tendon à son insertion sur l'épicondyle. Le syndrome du tunnel radial est une compression nerveuse dynamique. Les deux pathologies peuvent coexister et donner des douleurs similaires sur la face latérale du coude. La triade d'Haeger permet de distinguer et d'identifier la composante nerveuse. En cas d'épicondylite chronique résistante, un STR sous-jacent doit être recherché.
Comment diagnostique-t-on le syndrome du tunnel radial ?
Le diagnostic repose sur la triade clinique d'Haeger : 1) douleur à la palpation directe du tunnel radial, 2) douleur à la supination contrariée coude en extension, 3) douleur à l'extension contrariée du majeur ou du poignet. Ces 3 tests reproduisent la compression nerveuse dynamique. Aucun examen complémentaire n'est nécessaire pour poser l'indication chirurgicale.
Peut-on traiter simultanément le tunnel radial et l'épicondylite ?
Oui. En cas d'épicondylite externe chronique résistante associée au syndrome du tunnel radial, le Dr OCA peut réaliser dans le même temps opératoire la libération de l'arcade de Fröhse et un allongement tendineux des muscles épicondyliers. Cette double chirurgie traite simultanément les deux composantes — nerveuse et tendineuse — en une seule intervention sous WALANT.
Quelle est la récupération après la chirurgie du tunnel radial ?
La récupération de la force est immédiate à la levée de l'anesthésie (3-4h). Mobilisation libre dès le soir de l'intervention. Les charges supérieures à 2 kg sont évitées pendant 1 mois. Ablation des fils à J14. Le retour au travail et au sport est possible à 1 mois. En cas de fonte musculaire importante, une kinésithérapie de renforcement sera prescrite.
Quelle est la différence entre le STR, le LIS et le lacertus fibrosus ?
Ces trois syndromes sont des compressions nerveuses dynamiques du membre supérieur. Le lacertus fibrosus comprime le nerf médian au pli du coude (flexion + pronation). Le LIS comprime le nerf radial au bras (flexion avec charge). Le STR comprime la branche postérieure du nerf radial après le coude (extension + supination). Tous trois se diagnostiquent cliniquement et ne nécessitent pas d'examens complémentaires.

Association partenaire

Le Dr OCA Valentin est membre de l'Association Francophone de Dynervologie (AFD), la référence pour la prise en charge des compressions nerveuses dynamiques du membre supérieur. Pour en savoir plus :

association.dynervologie.com