Le syndrome du LIS (Lateral Intermuscular Septum) est une compression dynamique du nerf radial au bras, provoquée par l'écrasement de ce nerf sous le septum intermusculaire latéral lors de mouvements répétitifs de flexion du coude avec charge. Souvent méconnu et sous-diagnostiqué, il entraîne une perte de force en extension du poignet et des doigts, une fatigabilité et des douleurs sur la face latérale du bras. Le Dr OCA Valentin est l'un des rares chirurgiens de la métropole lilloise à diagnostiquer et opérer cette pathologie — membre de l'Association Francophone de Dynervologie.
Expertise rare dans la métropole lilloise
Le Dr OCA Valentin est membre de l'Association Francophone de Dynervologie (AFD) — la référence francophone en compressions nerveuses dynamiques. Il est l'un des seuls chirurgiens de la région à prendre en charge le syndrome du LIS et les autres syndromes canalaires dynamiques du membre supérieur.
Qu'est-ce que le syndrome du LIS ?
Le septum intermusculaire latéral est une cloison fibreuse qui sépare les loges musculaires antérieure et postérieure du bras. Le nerf radial — le principal nerf moteur du membre supérieur pour l'extension — passe à travers cette structure pour rejoindre la loge postérieure du bras avant de descendre vers le coude.
Chez certaines personnes, lors de mouvements répétitifs de flexion du coude avec une charge, le nerf radial est écrasé contre ce septum fibreuse. C'est cette compression intermittente, uniquement présente à l'effort, qui définit le syndrome du LIS — un syndrome canalaire dynamique.
Mécanisme de la compression
Le geste déclencheur est la flexion du coude répétitive avec charge : le muscle biceps en contraction attire le septum intermusculaire latéral en avant, comprimant le nerf radial qui le traverse. Ce mécanisme se retrouve dans :
- Mouvements de manutention répétitifs (soulever, porter)
- Travaux en force avec flexion du coude (maçon, menuisier, mécanicien)
- Musculation : curl biceps, rowing, tirage
- Sports de raquette (tennis, padel, squash)
- Gestes professionnels répétitifs (kinésithérapeute, coiffeur, boucher)
« C'est une compression nerveuse qui n'existe qu'au mouvement. Au repos, tout semble normal — c'est pour cela qu'elle est si souvent ignorée pendant des mois, voire des années, avant d'être diagnostiquée. »
— Dr Valentin OCA
Les 3 compressions nerveuses dynamiques du membre supérieur
| Syndrome | Nerf | Lieu | Geste déclencheur | Symptôme clé |
|---|---|---|---|---|
| Lacertus fibrosus | Médian | Pli du coude | Flexion + pronation | Faiblesse flexion, pince |
| Syndrome du LIS cette page | Radial | Bras | Flexion avec charge | Faiblesse extension doigts |
| Tunnel radial (STR) | Radial | Après le coude | Extension + supination | Douleur postérieure poignet |
Ces 3 syndromes partagent la même approche diagnostique : compression dynamique, mise en évidence par l'interrogatoire et l'examen clinique — aucun examen complémentaire n'est nécessaire.
Symptômes du syndrome du LIS
Les symptômes apparaissent à l'effort et s'améliorent au repos. Ils touchent le territoire du nerf radial — l'extension — contrairement au lacertus fibrosus qui touche la flexion :
- Perte de force en extension du poignet, de la 2e phalange du pouce et de l'index
- Faiblesse du Long Extenseur du Pouce (LEP) et des extenseurs propres de l'index (EP2) et de l'auriculaire (EP5)
- Douleur sur la face latérale du bras, parfois irradiante vers la face postérieure de l'épaule
- Fourmillements sur la face dorsale des doigts longs (2e, 3e, 4e)
- Fatigabilité rapide du bras à l'effort — la force revient après quelques minutes de repos
- Sensation de lourdeur ou de maladresse du bras après l'effort
⚠️ À ne pas confondre avec l'épicondylite — Les douleurs latérales du bras et la faiblesse en extension du poignet font souvent évoquer une épicondylite. La différence clé : le syndrome du LIS provoque une faiblesse à l'extension des doigts (LEP, EP2, EP5) que l'épicondylite ne provoque pas. Un examen clinique précis permet de distinguer les deux.
Diagnostic : essentiellement clinique
Le diagnostic du syndrome du LIS est avant tout clinique. Aucun examen complémentaire n'est nécessaire pour poser l'indication chirurgicale. Le Dr OCA réalise en consultation :
- Anamnèse précise des gestes déclencheurs et de l'évolution des symptômes
- Testing de la force musculaire : extension du poignet, extension du pouce (LEP), extension index (EP2)
- Test de provocation dynamique : reproduction des symptômes par flexion du coude résistée avec charge
- Palpation du nerf radial sur la face latérale du bras
Pourquoi l'IRM et l'EMG sont souvent normaux ?
Le syndrome du LIS est une compression dynamique : elle n'existe qu'au mouvement, lors de la flexion du coude avec charge. L'IRM et l'électroneuromyogramme (EMG) sont des examens statiques réalisés au repos — ils ne capturent pas ce type de compression et reviennent fréquemment normaux. Un EMG normal ne signifie pas que la compression n'existe pas.
Traitement chirurgical – Libération du nerf radial
La chirurgie est le traitement de référence du syndrome du LIS. Elle est indiquée dès lors que le diagnostic clinique est posé et que la gêne fonctionnelle est significative.
Le geste chirurgical Technique unique
Le Dr OCA réalise une incision sur la face latérale du bras afin de sectionner le septum intermusculaire latéral et libérer le nerf radial comprimé. Le geste est précis, bien codifié et de courte durée.
- Chirurgie ambulatoire — retour à domicile le jour même, 0 nuit d'hospitalisation
- Anesthésie locale (WALANT) — Wide Awake Local Anesthesia No Tourniquet : patient éveillé, sans garrot, confort optimal
- Vérification peropératoire immédiate : grâce au WALANT, le patient peut tester l'extension de son poignet et de ses doigts pendant l'intervention même et constater la récupération de force sur la table d'opération
- Aucune immobilisation post-opératoire
✓ Pourquoi le WALANT est idéal pour le LIS
Grâce à l'anesthésie locale, le patient reste éveillé et peut mobiliser activement son poignet et ses doigts pendant l'intervention. Le chirurgien peut ainsi vérifier en direct que la libération du nerf radial est complète — en demandant au patient d'étendre son pouce et son index. La récupération de la force est souvent immédiate dès la table d'opération.
Récupération post-opératoire
| Étape | Délai | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| Sortie | J0 | Retour à domicile le jour même · mobilisation immédiate du bras |
| Force | J0 (3-4h) | Récupération immédiate de la force en extension à la levée de l'anesthésie |
| Soins | J0 → J14 | Soins infirmiers tous les 2 jours · ablation des fils à J14 |
| Charge | 2 semaines | Éviter les charges > 2 kg · mouvements légers libres |
| Retour | 1 mois | Reprise travail (bureau + manuel) et sport · aucune restriction |
| Contrôle | M1 | Contrôle cicatrice + testing de la force · suivi selon évolution |
Résultats attendus
Les résultats de la libération du nerf radial sont très bons dans la grande majorité des cas : arrêt des douleurs, récupération de la force en extension du poignet et des doigts, disparition de la fatigabilité. La libération du nerf, c'est comme lever un frein : la force revient souvent de façon immédiate dès la fin de l'anesthésie.
En cas d'amyotrophie (fonte musculaire liée à une compression prolongée), une kinésithérapie de renforcement musculaire sera prescrite en post-opératoire. L'intervention libère le nerf — les muscles doivent être récupérés progressivement par le travail.
En résumé – Chiffres clés
Questions fréquentes – Syndrome du LIS
Association partenaire
Le Dr OCA Valentin est membre de l'Association Francophone de Dynervologie (AFD), la référence pour la prise en charge des compressions nerveuses dynamiques du membre supérieur. Pour en savoir plus sur la dynervologie et les syndromes canalaires dynamiques :
association.dynervologie.com